NAMUR

Namur (en wallon Nameur, en néerlandais Namen) est une ville francophone de Belgique, capitale de la Wallonie depuis 19863, et chef-lieu de la province de Namur. La ville occupe une position centrale à 63 km au sud-est de Bruxelles, à 28 km à l'est de Charleroi et à 56 km à l'ouest de Liège.

Occupé dès le Néolithique, le confluent de la Sambre et de la Meuse a vu naître la cité romaine au début de notre ère. Ancien fief des Comtes de Namur, rattaché à la maison du Luxembourg puis à l'empire habsbourgeois, la citadelle de Namur fut l'enjeu de nombreux sièges au cours des époques. Malgré les dégâts subis par les conflits, la ville conserve un riche patrimoine mobilier et immobilier.

Aujourd'hui capitale régionale, la ville est le siège du Parlement, du Gouvernement et du Service public de Wallonie, mais également la ville hôte du Festival international du film francophone et du KIKK Festival. 

Toponymie et archéologie

Namur tirerait son nom du dieu gaulois NAM, selon la légende. Durant l'évangélisation de la GauleSaint Materne aurait annulé ce culte et rendu NAM muet, nam mutus, d'où le nom donné au lieu, Namur. Plus réaliste, l'origine serait la propriété (suffixe celtique - uco) de Namo, anthroponyme gaulois. L'origine exacte du nom de la ville reste toutefois inconnue. La première mention de la ville, « Namuco », sur une monnaie, remonte à la période mérovingienne, autour du vie siècle ap. J.-C.L'histoire de la ville est quant à elle bien documentée par les archives et par les nombreuses opérations archéologiques. Au cours des deux dernières décennies, c'est une partie du Grognon qui fit l'objet de fouilles, entre 1990 et 1996 (fouilles du sous-sol de l'Hospice Saint-Gilles, sondages Place Saint-Hilaire, fouilles sous le quartier du Grognon en rive gauche de la Meuse) ainsi que la Place d'Armes et la Place du Marché aux légumes. Plus récemment, il y eut de nombreuses interventions de plus ou moins longue durée autour de la gare, dans la rue des Brasseurs, autour de l'Hospice d'Harscamp, et l'ancienne école des Bateliers. Au cours des trois dernières années, l'installation de collecteurs d'eaux usées dans le centre ancien a permis la fouille de deux endroits stratégiques pour la connaissance archéologique ; une partie de la Place Maurice Servais et les abords de l'ancienne Halle al'Chair.

Préhistoire et Protohistoire 

Les sondages opérés au Grognon, sous l'ancienne Place Saint-Hilaire, ont révélé une occupation du site remontant au Mésolithique, soit 6 700 ans avant notre ère. Le Néolithique final a vu également une occupation sporadique de la pointe du confluent. Toutefois, il ne s'est agi que de sondages, opérés en 1991 par le Ministère de la Région wallonne. Il y a tout lieu de penser qu'une fouille opérée sur une plus large surface révèlerait une occupation plus importante. L'endroit est en effet stratégique : à proximité de l'eau, les analyses palynologiques et zooarchéologiques ont révélé un environnement boisé, riche en gibier. Quelques dizaines de mètres plus haut, l'éperon rocheux offre enfin un abri sûr et un bon poste d'observation. Plus loin, tant en amont qu'en aval, sur la Sambre et sur la Meuse, des occupations préhistoriques ont été observées et fouillées, de Hastière à Sclayn (vallée de la Meuse), jusqu'à Spy (vallée de la Sambre), où deux squelettes néandertaliens furent découverts en 1886 : l'Homme de Spy.

Période romaine (52 ACN. - 476 PCN.)

Namur est une ville historique, dont la première urbanisation remonte à la conquête romaine. Sur la rive droite de la Meuse, à Jambes, un cimetière romain du Haut-Empire (-52 - fin iiie siècle), connu depuis 1888, a fait l'objet de fouilles de sauvetage au début des années 1990. En rive gauche, les opérations archéologiques n'ont qu'effleuré le niveau romain au Grognon, mais plusieurs habitations du Bas-Empire (fin iiie siècle - 475) ont été identifiées, bâties sur une terrasse artificielle, au confluent. Ailleurs dans la ville, d'autres sites ont révélé une occupation remontant au Haut-Empire. Un autre cimetière du Haut-Empire est connu au nord de la « corbeille » de Namur, au lieu-dit (inusité aujourd'hui) de la Motte-le-Comte. Cette période vit le développement du vicus de part et d'autre de la Sambre, avant un repli sur le Grognon au cours du Bas-Empire. Les premières occupations militaires attestées de la citadelle remontent à cette période ; une garnison romaine a pu y séjourner jusqu'au ve siècle de notre ère. Le réseau voyer de la ville a été partiellement identifié, comprenant un axe majeur suivant l'axe de l'actuelle rue Notre-Dame et traversant la Sambre à gué, sous le pont l'enjambant aujourd'hui.

Moyen Âge (476-1492)

Les premiers siècles du Moyen Âge sont mal connus. La transition mérovingienne a vu l'occupation de la ville se résumer essentiellement au Grognon ; le confluent a toujours gardé ses atouts stratégiques. Un quartier d'artisans s'y est développé, à proximité des premiers dispositifs portuaires connus dans la ville. Mais les opérations archéologiques successives ont fortement nuancé ce repli, puisque des bâtiments d'époque romaine tardive, situés sur la rive opposée de la Sambre, ont pu être réoccupés après la fin de la période romaine. Par ailleurs, un ensemble de tombes sans mobilier (vie siècle ou viie siècle) avait été examiné dans les années 1920, autour de l'église Saint-Remi (disparue), dans l'actuelle rue de Marchovelette. Peut-être la future citadelle est-elle déjà fortifiée, mais les transformations ultérieures ne permettront pas de l'affirmer. Sur le Grognon, les fouilles des années 1990 ont mis au jour un embryon de port sur la Meuse, constitué de deux rampes d'accostages successives (fin vie siècle puis fin viie siècle), destinées à haler les bateaux, perpendiculairement au courant, afin d'en permettre le transfert des marchandises. Diverses monnaies d'origine parfois lointaine achèvent de placer Namur sur la route du commerce fluvial de longue distance. Lors de la période carolingienne, le dispositif portuaire ne cessera de se renforcer, notamment par l'implantation de pieux de chêne, destinés à consolider les berges à la pointe du confluent. Au même moment, certaines rues sont empierrées en rive droite de la Sambre, à l'intérieur d'un périmètre limité par un fossé, avant la deuxième moitié duxie siècle.

L'heure des comtes La période carolingienne voit se structurer les différents comtés du pays. Ces territoires administratifs étaient gérés par un fonctionnaire impérial, dont la charge devint progressivement héréditaire. Ainsi, vers 908, Bérenger est le premier comte cité nommément à Namur ; de cette époque datent les premières fortifications de l’éperon barré qui surplombe la ville. Le milieu du Moyen Âge voit apparaître de grands changements dans la cité, qu'il conviendrait de développer : de nombreuses publications en font état, mais ce qui suit n'en est qu'un résumé.

L'installation des premiers Comtes de Namur, à la fin du xe siècle, s'accompagna d'une présence du religieux : au pied de la citadelle, en terre épiscopale, un chapitre de chanoines est apparu peut-être un peu plus tôt que le xie siècle, sous l'impulsion de l'évêque de Liège, bientôt prince-évêque. La paroisse de Notre-Dame, aujourd'hui disparue, veillait sur le Grognon. En réaction, la famille comtale installe "sa" paroisse à un jet d'eau bénite du bourg médiéval. Ce qui deviendra la cathédrale Saint-Aubain en 1051 fut érigée par le comte Albert II en marge de la cité, mais disposait d'un petit quartier d'habitations, d'un chapitre de chanoines, d'un cimetière, peut-être même d'une enceinte. Est-ce dans l’espoir de se réconcilier, le comté donnera à l’évêché un prince-évêque namurois, Frédéric, fils d’Albert III, qui règnera sur la principauté entre 1119 et 1121. Peu après, un second chapitre comtal est installé, cette fois au Château, à la pointe actuelle de la citadelle. Un minuscule quartier capitulaire, comprenant même un cimetière, y prend place pour desservir Saint-Pierre-au-Château (aujourd'hui disparue, la chapelle a accueilli un arsenal à la période hollandaise).

Le comté sera transmis jusqu'à Henri l'Aveugle, comte de Namur et de Luxembourg, petit-fils d'Albert III. D'abord sans descendance, il dut léguer le comté de Namur à son beau-frère Baudouin IV de Hainaut. Mais la naissance tardive d'Ermesinde contrecarra les plans hennuyers ; il s'ensuivit un conflit soldé par le partage du comté.

À la mort de Baudouin V, le territoire qu'il avait réuni comprenait les comtés de Hainaut, de Flandre et de Namur. La Flandre revint à l'aîné, BaudouinVI, les autres comtés à Philippe le Noble. Celui-ci mourut sans descendance ; le comté échut en 1212 à sa sœur, Yolande, mariée au futur empereur latin de Constantinople,Pierre II de Courtenay, puis à leur fille Marguerite, elle-même suivie de son frère Baudouin II de Courtenay.

En 1256, Henri V de Luxembourg s'empara du comté de Namur, en l'absence de Baudouin II de Courtenay, occupé à Constantinople. Les droits du comté ayant été cédés au comte de Flandre Gui de Dampierre, c'est lui qui engage le combat contre le Luxembourg et récupère le comté en épousant la fille d'Henri. Leurs petits-fils, Jean IIPhilippe III et Guillaume Le Riche se succédèrent rapidement. Les enfants de Guillaume firent de même, avant que Jean III, dernier comte de Namur, ne vendît le comté en 1421 à Philippe le Bon, duc de Bourgogne. Namur passe sous la couronne des Pays-Bas bourguignons. Continuellement harcelée par la France de Louis XI, la couronne bourguignonne est convoitée à la mort de Charles le Téméraire, en 1477. Si la France acquiert à cette occasion le sud des anciens Pays-Bas bourguignons, le nord revient à Marie, la fille de Charles, mariée à la maison autrichienne des Habsbourg. Ce bouleversement place Namur sur une frontière fluctuante, entre les deux grandes puissances.

D'un point de vue topographique, Namur ne connaîtra pas de profonde mutation au cours de la deuxième moitié du Moyen Âge. Le vicus s'est développé sur les deux rives de la Sambre, profitant de son statut de ville comtale. En rive droite, le Grognon ne se transformera guère, serré entre la roche et l'eau ; la première enceinte fera l'objet de plusieurs campagnes reconstructions à peu près au même moment que les deux enceintes de la rive gauche. Au nord de la Sambre, deux enceintes (les deuxième et troisième enceintes de la ville) entoureront progressivement la "corbeille" actuelle, d'abord autour du quartier actuel de la Place d'armes et de la rue de l'Ange, puis jusqu'à Saint-Aubain. Plus en amont, sur la Meuse, on ne peut pas affirmer l'existence d'un pont avant 1250, mais la première mention qui en fait état le place déjà au sud du Grognon, à l'emplacement qu'il occupe encore aujourd'hui. Entre Notre-Dame et la pointe du Grognon, un hôpital est mentionné dès 1229. Les fouilles menées en 1991 par la Région wallonne révèlent un premier bâtiment, apparu au xiie siècle, accompagné d'un cimetière. Ce qui deviendra le Grand hôpital, qui accueille aujourd'hui le Parlement, déménagera vers 1250 et s'agrandira plusieurs fois jusqu'au xviie siècle.

Les enceintes : 20 sièges en vingt siècles Entre le Château et l'Église vivait la population, désormais installée sur les deux rives de la Sambre depuis la période carolingienne. Au Grognon, l'an Mil voit aussi apparaître les premières fortifications. Probablement un débarcadère progressivement fortifié, une première muraille protège la pointe du Grognon des éventuelles attaques venues du fleuve, et des assauts du fleuve lui-même. Avant la canalisation, en effet, le cours majeur des fleuves et des rivières pouvait être dévastateur au moment des crues. La ville connut, au rythme de l'accroissement de sa population, quatre enceintes successives. La deuxième enceinte, apparue au cours du xie siècle, enserre désormais le cœur de la ville, passant à travers l'actuelle Place d'Armes et se refermant juste au bord de l'actuelle Place Maurice Servais. La troisième enceinte, au cours du xiiie siècle, réunit le noyau de la ville et le quartier du chapitre de Saint-Aubain. Une déviation du Houyoux, un ruisseau s'écoulant du nord au sud, vers la Meuse, assurait la mise en eau des fossés. Trois tours sont conservées dans le paysage de la ville aujourd'hui, aux abords de la Place d'Armes et dans la rue Basse-Marcelle. La dernière enceinte, dite de Charles Quint, élargit le périmètre de la ville sous les actuels boulevards périphériques. Au Grognon, les reconstructions successives du rempart suivront le même schéma. L'espace vital ne s'en trouvera pas vraiment élargi, puisque la roche et l'eau enserrent le quartier. À ces quatre enceintes pourrait s'ajouter la hollandaise, qui développe le tracé de Charles Quint en épaississant de plusieurs centaines de mètres le système défensif de la ville, voire celle qui inclut les fortifications militaires de l'armée belge vers 1880 (9 forts entourant Namur). À partir des xvie et xviie siècles, l'importance de la fonction militaire de Namur s'accroît en raison de sa position stratégique au confluent de deux voies d'eau importantes. Son système défensif qui est amélioré par Menno van Coehoorn et est encore perfectionné par Vauban en fait la place forte la plus importante des Pays-Bas méridionaux et l'une des 10 places fortes les plus convoitées d'Europe.

Les Temps Modernes (1492-1789)

Au cours de la période séparant le Moyen Âge de l'indépendance du pays, Namur passera aux mains de presque toutes les grandes puissances européennes : Bourgogne, Pays-Bas, France, Espagne, Autriche…

D'abord bourguignonne par rachat depuis 1421, Namur entre résolument dans le giron des Pays-Bas des Habsbourg à la fin du Moyen Âge. La guerre d'usure menée par Louis XI contre les États Bourguignons a conduit à la scission du territoire convoité ; le sud de la Bourgogne revenant au trône français, le nord (comprenant à peu près l'actuel Benelux) à la maison habsbourgeoise d'Autriche, lorsque Marie de Bourgogne décède, en 1482. Namur deviendra ensuite espagnole sous Charles Quint (1500-1558), petit-fils de Marie de Bourgogne et de la couronne ibérique. Au cours du xvie siècle, la ville connaîtra une relative prospérité, due surtout à la puissance espagnole. De cette période date l'installation de l'évêché de Namur et de nombreux ordres religieux, notamment des Jésuites.

En 1519, l'itinéraire postal néerlandais qui relie la Belgique à l'Italie, passe par Namur.

Le xviie siècle est bien plus perturbé. Après la division des Provinces-Unies, le nord du territoire passe sous la couronne hollandaise, désormais souveraine. Le sud, par contre, sera grandement convoité, bien qu'il reste sous la domination autrichienne. Un conflit s'embrase entre Louis XIV et une coalition austro-anglo-ibérique, chacun tentant de s'emparer des territoires de l'actuelle Belgique. Au cours de la guerre de la Ligue d'Augsbourg, Namur subit deux sièges successifs. Prise une première fois par les français commandé par le maréchal de Luxembourg assisté par Vauban et en présence de Louis XIV, en 1692 elle est reprise trois ans plus tard par les alliés commandés par Guillaume d'Orange, roi d'Angleterre, et Maximilien-Emmanuel de Bavière, gouverneur des Pays-Bas espagnols. Blackboulée par la Ligue d'Augsbourg, la France abandonne les Pays-Bas méridionaux à l'Autriche.

D'un point de vue topographique, la cité évolue peu, mais l'urbanisme est profondément modifié par les conflits. Au xviie siècle, une enceinte bastionnée, érigée sous la domination espagnole, remplace les vieux remparts médiévaux de la ville et agrandit son périmètre. Seul le parc Louise-Marie, ancienne zone de mouillage des bateaux intégrée dans les remparts, garde un souvenir de cette quatrième enceinte (aujourd'hui sous les boulevards périphériques et les voies de chemin de fer). Située à proximité d'une frontière disputée par la France, Namur est alors une véritable forteresse. Le centre historique fut partiellement détruit ou incendié lors des sièges de 1692 et 1695. Les chroniqueurs de l'époque mentionnent la présence de pièces d'artillerie au pied des remparts de la citadelle, au cœur de l'agglomération. La fin des guerres de Louis XIV éloigne Namur des champs de bataille… La ville va dès lors s'attaquer à une reconstruction intensive qui lui donnera sa physionomie actuelle : maisons bourgeoises, églises, hôtels de maître ont été construits dans un style sobre et lumineux qui allie la brique et la pierre de taille.

En 1787 et 1790, les Pays-Bas autrichiens se soulèvent contre l'empereur Joseph II et déclare en 1790 l'indépendance des États belgiques unis, initiant un mouvement révolutionnaire, avant la France de 1789. Rapidement rejointe par la Principauté de Liège, la confédération ne vivra qu'un an, renversée par les troupes autrichiennes. Il faudra attendre encore 5 ans pour qu'en 1795 la Convention annexe les Pays-Bas autrichiens et la principauté de Liège à la France. Celle-ci bascule rapidement sous l'autorité impériale de Napoléon Bonaparte. Après le règne de Joseph II d'Autriche, Namur a été la préfecture du département français de Sambre-et-Meuse à partir de 1795 jusqu'à la fin du Premier Empire. Toutefois, au cours de ce siècle, Namur n'a plus réellement joué le rôle stratégique qui lui valut tant de sièges ; elle fut maintenue à l'écart des combats les plus violents. Après la défaite française de 1815, le Congrès de Vienne fixe le rattachement des provinces belges aux Pays-Bas. De cette époque, la citadelle a gardé la physionomie qu'on lui connaît aujourd'hui.

En 1830, à Bruxelles, un soulèvement populaire renverse temporairement le gouvernement hollandais. D'abord refoulée, puis soutenue par la France, la révolution belge est en marche, bien loin de Namur.

La période contemporaine (1789 - aujourd'hui)

Tout au long du xixe siècle, Namur jouit de son calme provincial, loin de toute industrialisation massive ou des cercles de pouvoirs, mais sa position stratégique sur la route des invasions lui vaut d'être à nouveau une cible de choix lors des deux guerres mondiales, malgré l'érection d'une ceinture de forts comparable à celle de Liège. Elle sera bombardée à plusieurs reprises.

Confirmation officielle de la décision de 1912 du Mouvement wallon de reconnaître Namur comme la ville la plus centrale de Wallonie, son statut de capitale de la     Région wallonne en 1986 par le décret porté par Bernard Anselme, alors député de l'opposition, la replace sous les feux de l'actualité, avec son originalité et ses richesses historiques et artistiques. Philippe Destatte défend l'opinion que le siège des institutions de la Communauté française de Belgique aurait dû également être situé à Namur.

La régionalisation du pays a permis de réaliser d'importants travaux de restauration et de revitalisation : centre historique, Place d'Armes, Hospice Saint-Gilles, gare SNCB, quartiers administratifs à Jambes, etc.

Archives

Les Archives de l’État disposent à Namur d'un dépôt contenant les archives émanant des institutions ancrées à un moment ou à un autre sur le sol de l'actuelle province de Namur. Le public peut y consulter les archives de l'Ancien Régime (archives des institutions centrales et régionales du comté de Namur, etc.) et de la période contemporaine, dans la limite du caractère privé de certaines données.

Par ailleurs, le Service Public de Wallonie a installé en 1998 son Service des Archives régionales aux anciens Moulins de Meuse à Beez, après d'importants travaux de rénovation. Le public peut y consulter les archives de l'administration wallonne et de certains cabinets ministériels wallons, ainsi que des archives privées mises en dépôt : collection de journaux namurois anciens (1829-1981) de la Société archéologique de Namur, archives du Comité central de Wallonie (créé en 1923 par François Bovesse pour organiser les Fêtes de Wallonie).

Population et société

Au 1er janvier 2015, la population de la ville comptait un total de 111 225 habitants, 53 519 hommes et 57 706 femmes. La densité de population de la commune était de 633,07 habitants au km2.