FLORENNES

Bibliographie

  • Florennes (en wallon Florene) est une commune belge de l'Entre-Sambre-et-Meuse, dans la province de Namur
  • Le nom Florennes est dérivé du latin Flos signifiant fleur. Il est possible que le nom de cette commune provienne d'un valeureux gaulois du nom de FLORUS qui, charmé par l’endroit, y aurait fondé la cité.
  • en 946 Florines, en 1015 Florinas,
  • en 1029 Florinis,
  • en 1187 Florinensis,
  • en 1219 Florins,
  • en 1307 Floirines,
  • en 1336 Fleurines,
  • en 1357 Florinez,
  • en 1507 Florenas,
  • en 1567 Florene,
  • en 1632 Florinne,
  • Florenne (17e siècle),
  • Florennes (19e siècle)
  • du latin flos(-ris), la fleur, forme revêtue du suffixe germanique -ingas, qui a donné les terminaisons -ine en vieux français et -enne en wallon.
  • Florennois ; épithète : Bergeots (bergers; aujourd'hui: farfelus)
  • vallonné, entre 250 et 305 m d'altitude
  • village urbanisé, quartiers de villas; zones agricoles; nombreuses écoles drainant des étudiants de l'entité et des villages voisins (56 écoles on été répertoriées depuis le moyen âge jusqu'à ce jour)
  • 2 823 ha; 3 811 habitants (31/12/2007)
  • Axes routier : N 522 Fosses-Philippeville; N 375 Florennes-Charleroi ; gare de bus : ligne Namur-Couvin ; lignes de Florennes  vers Charleroi, Châtelineau,  Dinant et Walcourt
  • La ville a des origines très anciennes. Ses armoiries (un château fort cossu et ajouré de nombreuses fenêtres) sont déjà présentes sur des sceaux anciens de 1560 et 1644. Ses châteaux, ses fermes, ses monuments témoignent des événements qui ont marqué son histoire.

    Ses traditions folkloriques plus que centenaires, voient défiler de nombreux marcheurs habillés de costumes napoléoniens au son des fifres et des tambours. Pour bien fêter tout cela, Florennes dispose de deux bières artisanales.

  • Les récollets
  • En 1589, Jacques de Glymes, baron de Florennes, donne un terrain au lieu-dit Chaufours en vue d’ériger une maison pour les religieux franciscains. Seize ans plus tard, on en pose la 1ère pierre ; en 1606, le couvent est achevé. En 1700, on y enseigne la théologie et on y ouvre un noviciat et on enseigne la philosophie en 1715. On compte 17 pères, 7 convers et 6 étudiants en 1755. En 1796, le couvent est supprimé par les révolutionnaires français. Enfin en 1845, les bâtiments sont occupés par les Frères des Écoles chrétiennes.
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  • La découverte de plusieurs tombes et d'une petite villa datant de l'époque gallo-romaine ainsi qu'un cimetière franc comprenant 117 tombes indique que le territoire a été occupé relativement tôt.

    Florennes fut le siège d'une des plus importantes seigneuries liègeoises de l'Entre-Sambre-et-Meuse avant la création au 11e siècle de la seigneurie de Morialmé au profit d'une branche cadette des Rumigny-Florennes; elle possédait les droits d'avouerie sur le domaine du prieuré d'Hanzinne et sur celui de l'abbaye de Florennes.
    Au comte Eilbert, premier seigneur connu de Florennes, se succèdèrent quatre grandes familles.
    Arnoul, beau-fils d'Eilbert, fut le fondateur de la maison Rumigny-Florennes (944-1270), vassale du prince-évêque de Liège.

    En 1270, Isabelle de Rumigny apporta la seigneurie à son époux Thibaut, duc de Lorraine-Vaudémont, qui en 1476 la passa à un de ses bâtards, Jean de Vaudémont; en 1555, les querelles survenues au décès de ce dernier virent Florennes échoir à l'un de ses gendres Jean de Glymes (maison de Glymes-Jodoigne 1556-1771).
    C'est finalement en 1771 que le marquis de Beaufort-Spontin, petit-fils du dernier Glymes, relèva la seigneurie ; celle-ci restera entre les mains de la famille jusqu'à la vente en 1893 du château et des propriétés y attenantes.

    Sous l'Ancien régime, Florennes possédait trois hautes cours de justice :

    celle du Seigneur hautain,
    celle de l'abbaye ou Saint-Jean-Baptiste jugeante au Faubourg de Florennes, 
    celle de la Cour féodale Vaux ou de Pède; cette dernière fut acquise par le seigneur de Florennes vers 1519.

    Au 15e siècle, la ville, fortifiée par des remparts flanqués de dix grosses tours, comptait quatre portes et trois corps de garde.
     

    Dans la soirée du 15 juin 1815, le général comte de Bourmont, réuni avec son état-major à Florennes, décida de trahir Napoléon avant de se livrer aux Prussiens.

    En 1942, les Allemands construisent une base aérienne rendue opérationnelle l'année suivante; occupée par les Américains en 1944, elle sera remise en état dès 1947 par la Force Aérienne belge, qui l'occupe toujours aujourd'hui.
    Des missiles nucléaires américains y seront déployés entre 1985 et 1989.

    Signalons encore les noms de deux florennois restés célèbres dans la population : Firmin Lambot, vainqueur du Tour de France en 1919 et en 1922, et Léon Scieur, vainqueur en 1921.

    Le hameau de Chaumont, qui possédait une chapelle construite en 1844, se vit érigé en paroisse dès 1875 avec la construction d’une église dédiée à Saint Paul.

  • Histoire généalogique de la maison de Rumigny-Florennes (chanoine C-G. Roland; ASAN tomes 19 (1891) et 20 (1893), réédition 1982, 260 pages)
  • La vie intime dans une abbaye au 17e siècle (L. Lahaye; ASAN 1900; tiré à part, 36 pages)
  • Le couvent des récollets de Florennes (1605-1797) (Abbé Gustave Mauclet, 1906; réédition du Cercle d’Histoire de Cerfontaine, 1999, 34 pages avec une liste des religieux)
  • Un trésor à Florennes. Saint Gangulphe de Varennes (P. Begasse de Dhaem, s.J.; 79 pages, 1945
  • L’église de Florennes au cours des âges (Jacques Lambert; tiré à part de Florinas, 94 pages, 1959)
  • La région de Florennes au début de la seconde guerre mondiale 1940-1941 (Roland Charlier, 543 pages, 2010)
  • Florennes Raum Sieben 1942 - 1944 (Roland Charlier, 470 pages, 2014 — Histoire du champ d’aviation allemand, secteur 7 de la chasse de nuit)
  • Josiane Mazuy (Sous la Coordination de), Chapelles et Potales de chez nous. Expression de la piété populaire en Florennois. Éditions Foyer Culturel de Florennes asbl. 1999, 105 pages.
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